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Histoire de la DAC
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Tout a commencé aux Etats-Unis en 1940 avec des propriétaires entêtés. Ils avaient remarqué que leur chienne, Lacy, n’était malade que pendant la saison de pollinisation de l’ambroisie, c’est-à-dire en fin d’été. Comme eux elle éternuait et se grattait la tête. Lorsqu'ils passaient un week-end au bord des Grands Lacs, zone pauvre en pollens, la chienne allait beaucoup mieux. Ils ont donc consulté un médecin allergologue, Wittich. Ce dernier, ne sachant pas trop comment faire des tests sur un chien, avait d'abord refusé de faire le diagnostic allergologique. Les propriétaires insistaient pour aller plus loin et ont convoqué la presse locale pour faire part du cas extraordinaire de leur chienne. C'est donc poussé par la pression médiatique locale que Wittich s'est décidé à pratiquer des examens allergologiques sur la chienne. Il a mis en évidence par des scarifications (scratch tests), des tests d'anaphylaxie cutanée passive et de provocation, l’allergie au pollen d'ambroisie chez cette chienne (NB : l’ambroisie possède un pollen puissamment allergénique et est le principal responsable des allergies polliniques en Amérique du Nord).

Les allergies alimentaires étaient, quant à elles, probablement connues depuis plus longtemps, mais elles n'ont pas fait l'objet de publications scientifiques sérieuses. Le premier cas connu date de 1920 : celui de deux chiots d'une même portée allergiques au ragoût d'huîtres cuites au lait… Des années 30 aux années 60 l'allergologie était en marge de la médecine,

Dans les années 60 un vétérinaire américain, Patterson, a observé de nombreux cas d'allergie à l'ambroisie chez le chien et a décrit la clinique de la dermite atopique canine. C’est là le vrai début de l’ère des tests allergologiques et de la désensibilisation chez le chien. L'usage des intradermoréactions s'est développé en France au début des années 1980. Alors que les américains considéraient les pollens comme les principaux allergènes, les européens ont montré l’importance des allergies aux acariens de la poussière de maison chez le chien.

Puis de nouvelles options thérapeutiques ont vu le jour : acides gras essentiels, shampooings à visée thérapeutique, ciclosporine…

Il existe aujourd’hui un groupe de travail international nommé l’international task force on canine atopic dermatitis qui regroupe les spécialistes de cette maladie et étudie tous les travaux faits à travers le monde et propose des conduites diagnostiques et thérapeutiques consensuelles.